BRANDO

« Publicitaire régional qui fit à l’occasion d’un film, « Le dernier tango à Paris », la promotion du beurre Charente-Poitou grâce au fameux slogan : ça rentre partout. » (Micberth in L’Echo des savanes, avril 1985)

CACA

« J’adore rouler mes contemporains dans le caca. Les mots orduriers ne me font pas peur, je nourris pour eux une passion stendhalienne. Il en est de bien laids, de bien gluants, de bien excrémentiels qui définissent excellemment le petit personnel que je brocarde. » (Micberth, préface à Petite Somme contre les gentils, août 1983)

CÉLINE (L.-F.)

« Personne ne peut aujourd’hui oser prétendre sans faire sourire que le docteur Destouches est un écrivain du second rayon, épiphénomène d’une période troublée, ludion des lettres porté par d’irréductibles réactionnaires ou conchié par d’extralucides progressistes. Savoir si Céline fut le plus grand n’a aucun intérêt, c’est du domaine de la subjectivité. Ce que l’on peut affirmer sans se tromper c’est sa dimension universelle, son éblouissante importance dans le temps et dans l’espace. » (Micberth in Histoire locale, printemps 1998)

CONFORMISME

« Pour la plus grande tristesse de l’espèce, l’homme a toujours été plus taupe qu’épervier. Sa multiplication effarante l’entraîne irrémédiablement vers un conformisme médiocre. Son instinct d’imitation lui féminise la voix et le rend transparent. Dans dix ans, il aura inventé le mouvement pour la libération des poupons. » (Micberth in Minute n° 626, 10-16 avril 1974)

DEFFERRE (Gaston)

« Un jean-foutre sénile, malsain et cruel, fanfaron et lâche, gluant de sottise, dont la philosophie de marchande de violettes est tressée de ficelles tellement grosses et navrantes qu’on reste anéanti par tant de misérable bassesse. » (Micberth in L’Echo des savanes, avril 1985)

DÉMOCRATIE

« Il est visiblement plus commode de faire l'apologie de la démocratie que de tenter de l'appliquer comme morale quotidienne. » (Micberth, chronique sur Mégalo, 27 novembre 1989)

DIFFÉRENCE

« La France a tort de se méfier de la différence. La France a raison de repousser les ethnies intolérantes, violentes et revanchardes. » (Micberth, chronique sur Mégalo, 28 novembre 1989)

ÉNARQUE

« Le tribun ne fait plus recette. L’énarque ennuie et ses belles diatribes ne sont reçues que comme éructations de jeune coq dressé sur ses ergots. Le conformisme des propos, la platitude du style, la mollesse des convictions font du discours politique un pathos diarrhéique impropre à toute consommation sauf, bien sûr, pour les amateurs inconditionnels de momeries scatophagiques. » (Micberth, La Nouvelle Droite française, 1974, inédit)

ÉPOQUE

« Nous vivons une époque dépréciative à souhait dans laquelle le bon ton consiste à se vomir dessus. » (Micberth, Dix ans après Révolution droitiste, 1991)

FAUX-CULS

« On a parlé souvent des fausses impeccabilités, des faux-culs, de tous ceux qui, passé la vingtaine, vivent dans un monde onirique qui tient à la sécheresse des glandes de Bartholin ou à l’effilochement des gonades. Ceux-là me nouent l’épididyme ! » (Micberth sur Facebook, décembre 2010)

FEMME (LA)

« La condition de la femme, je ne sais pas ce que ça veut dire et je m’en tape complètement. La vraie femme est toujours bien dans sa peau quand elle trouve un homme aimable à aimer. » (Micberth, entretien avec Le Pâle-Ici, 1990)

FRANCE

« La France ! mon pauvre et doux pays. J’en deviendrai fou mais je préfèrerai toujours un lion blessé à mort à un rat vivant qui se fend la pêche. » (Micberth, La Lettre, novembre 1984)

ORAL(L’)

« Sur l’écrit, le lecteur s’arrête, revient en arrière, s’arme d’un glossaire ; pour l’oral, l’auditeur laisse échapper ce qu’il ne comprend pas de suite... » (Micberth, préface à Petite Somme contre les gentils, août 1983)

NIHILISME

« Depuis trente ans, notre pays engendre périodiquement des enfants désespérés, nourris de nihilisme et de matérialité, saouls de verbiage et de pathos. Au fil des années, le guerrier bronzé a été transmué en cochon boueux. » (Micberth in Minute n° 626, 10-16 avril 1974)« Depuis trente ans, notre pays engendre périodiquement des enfants désespérés, nourris de nihilisme et de matérialité, saouls de verbiage et de pathos. Au fil des années, le guerrier bronzé a été transmué en cochon boueux. » (Micberth in Minute n° 626, 10-16 avril 1974)

PAMPHLÉTAIRE

« Un pamphlétaire est d’abord un insulteur, ce n’est pas un polémiste. Sa guerre n’est pas en dentelles. » (Micberth sur Facebook, septembre 2012)

PHILALÈTHE

« La philosophie est avant tout un art d'agrément qui ne sert strictement à rien. Je me suis toujours considéré comme un philalèthe, jamais comme un philosophe, un simple penseur, un boucanier des idées, c'est-à-dire un « aventurier vivant dans un pays exotique ». (Micberth, Miscellanées, octobre 2011)

SEUL

« Il faut que chacun comprenne qu’il est seul et que c’est là sa merveille. » (Micberth, interview  Bertrand de Saint-Vincent, Le Quotidien de Paris, 2 juillet 1991)

S’INDIGNER

« J’ai besoin de m’indigner constamment. Les gens qui sont incapables de s’indigner sont des gens morts. » (Micberth, interview Jacques Béal, Le Courrier picard, 3 mai 1991)

SPIRITUALITÉ

« Pourquoi ne pas aller vers une authentique spiritualité libérée des momeries que nous laisserions à l'histoire des idées ? Les églises vides et les cimetières négligés me dépriment et pourquoi pas l'an 1 de la foi ? » (Micberth, Miscellanées, mai 2011)

TRIBUNS

« Le mot est un danger. On peut lui faire dire n’importe quoi qui paraisse plausible. Cela aide mieux à comprendre les salades actuelles de nos tribuns sur les écrans de nos télévisions pour décrocher le cocotier, le but. » (Micberth in Actual-Hebdo, 17 février 1973)

VOTER

« Le premier geste d’une société intelligente serait d’instituer un permis de voter. » (Micberth, interview Bertrand de Saint-Vincent, Le Quotidien de Paris, 2 juillet 1991)

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